La massification en tant que problème

Je prends dans cet article l’exemple de l’avion, mais ça marche aussi pour Netflix, le Thermomix, ou bien n’importe quel objet “de consommation courante” – ou ostentatoire.

Nous avons droit à deux tonnes de CO2 par an par habitant, l’aller-retour Paris / New-York en avion en consomme une.

2 options possibles :

  • Essayer de réduire la consommation de carburant des avions, mais cela aggrave les émissions globales à cause du fameux “effet rebond”.
  • Ou au contraire, rendre l’avion à nouveau très cher, mais cela revient à recréer un monde où seule la haute bourgeoisie peut le prendre, le caractère ostentatoire et excluant est donc maintenu, les reste de la population va essayer d’imiter cette haute bourgeoisie en imitant son mode de vie : on maintient le problème actuel intact.

Il n’existe pas de solution pour rendre l’avion propre pour tout le monde.

L’avion en tant que tel n’est pas un problème si il ne sert que anecdotiquement, en cas de force majeure.

C’est bien l’accès d’un engin très polluant pour tout un chacun qui pose problème.

La massification pose problème, pas l’engin en tant que tel ! Si seules les voitures de services publics (pompiers, police…) avaient le droit de circuler, nous n’aurions pas une répétition des alertes aux particules fines dans les métropoles.

La voiture en tant que tel n’est pas un problème, mais sa massification, oui.

L’avion en tant que tel n’est pas un problème, mais sa massification, oui.

Le flygskam (la honte de prendre l’avion) a fait son chemin en Suède. Le fait de prendre l’avion doit devenir quelque chose qui ne se fait pas. De la même manière que fumer dans une maternité est quelque chose devenu moralement absurde – alors que c’était courant il y a 50 ans.

Laisser un commentaire